Maison bioclimatique à budget serré

Réalisé par : Matthieu

Pseudo : Matthieuweb

Site : http://matthieu.weber.free.fr/ecologie/maison/index.html

Objectif du projet:

Réaliser pour un budget de construction d'une maison standard (170 000 €, 125m2) une maison à énergie positive (produisant à l'année plus d'énergie qu'elle n'en consomme (Electricité, eau, chauffage...). A minima, la maison devra réponde au label BBC (Bâtiment Basse Consommation) qui est rentré en vigueur en 2013 (RTE 2013).

Dans la mesure du possible pour tenir le budget, un maximum de dispositifs entrant en jeux dans la réduction/l'optimisation des consommations (Electricité, eau, chauffage) sera réalisé en DIY (fabrication "maison" à partir de matériaux que l'on peut se procurer facilement en récupération ou dans le commerce).

La maison tirera donc au maximum parti des éléments naturels pour récupérer ou produire le maximum « d'énergies », les seules périodes de non-récupération d'énergies seront les nuits sans vent et sans pluie !

Ce dossier détaille principalement les différents postes équipant la maison et réalisés en partie (et pour certains entièrement) par nous même, selon les catégories suivantes :

Structure et isolation de la maison : Mur en pisé.
Chauffage solaire thermique, eau chaude sanitaire solaire (ECSI).
Electricité, éclairage bitension 230V / 12V.
Ventilation, rafraichissement.
Domotique.
Eau de pluie.

1 :Structure et isolation de la maison : Mur en pisé

Il s'agit d'une maison à ossature bois de plein pied de 124 m2, comprenant une tour centrale.

La dalle, une grande partie de la charpente, une grande partie de l'isolation et la toiture ont été réalisés par des artisans.

De notre coté nous nous sommes affairés à ériger un mur en pisé (terre crue compactée) délimitant la pièce de vie de la maison.

But :

Former la pièce centrale, savoir, le séjour. Réguler l'hygrométrie de la maison, assurer une masse (inertie thermique). Chauffer la maison (mur chauffant). Isoler phoniquement pièce de vie de la maison.

 

Cout :

150 € : Divers outillages (pelles, clous, vis, tirefonds, pillons, houe).

300 € : Bois de coffrage (montants verticaux + aggloméré pour le coffrage).

0 € : 20 mètres-cubes de terre argileuse extraite du terrain lors du creusement du puits canadien.

30 € : Colle à tapisserie pour fixer le surfaçage (éviter la poussière) tout en laissant respirer le mur.

100 € : Sacs de chaux aérienne et hydraulique.

0 € : Armatures pour les arches : bambous séchés récupérés sur le terrain.

 

Temps passé :

Etalement sur plus de 8 mois à 2,5 personnes en moyenne: 125 heures pour réaliser le coffrage circulaire. 30 heures pour extraire la terre et la tamiser. 450 heures pour la compacter dans le coffrage, coffrer et décoffrer, nettoyer les éclaboussures... 180 heures pour rectifier les défauts de verticalité du mur. 150 heures pour surfacer le mur.

ASPECT FINAL DU MUR EN PISE, UNE FOIS LE GLACAGE (SURFACAGE) REALISE

Mise en oeuvre :

Ce mur composé de 3 sections séparées par des arches (passages) mesure 2,40 m de haut 45 cm d'épaisseur de moyenne et décrit un arc de cercle (270 degrés) de 8 m de diamètre.

 

 

PREMIERS PILONNAGE DE TERRE !

 

LA CONSTRUCTION DU MUR DEBUTE APRES 15 JOURS

CONSACRES AU MONTAGE DU COFFRAGE CIRCULAIRE

 

  

PREMIER PAN DE MUR APRES DECOFFRAGE - MELANGE DE LA TERRE

 

 

LE MUR UNE FOIS MONTE, AVANT LE GLACAGE. ON DISTINGUE 2 DES 3 ARCHES

 

 

 

COFFRAGE EN AUTOPORTANT DE LA GRANDE ARCHE

Le volume d'argile/terre que nous avons utilisé pour la réalisation de cet ouvrage est d'environ 20 mètres-cubes. L'argile a été directement extraite du terrain lors du creusement de la tranchée pour le puits canadien (50m, 1m de large. La masse d'argile assure une importante inertie thermique (estimée en décembre 2013 supérieure à 30 heures), faisant parfois défaut dans les maisons à ossature bois.

Lors de la construction du mur nous avons inséré 75m de serpentins en PER diamètre 16mm afin de chauffer toute la maison et d'accumuler la chaleur dans le mur lors des périodes hivernales ensoleillées.

Performances :

Le mur est esthétiquement une réussite et isole phoniquement parfaitement la salle des autres pièces (peut être même un peu trop !). La sensation de chaleur (inertie thermique en hiver comme en été) est très agréable, la maison ne connaît pas de variations de températures trop importantes, même si le chauffage est coupé plus d'une journée.

Nous avons fermés la partie supérieure du mur (à partir de 2,40m, allant jusqu'à la toiture) à l'aide de plaques de Placoplatre de 10 mm (BA10) cintrées à la main et fixées sur des rails métalliques directement vissés dans le mur à l'aide de tirefonds de 30 cm.

FERMETURE DE LA PARTIE HAUTE EN PANNEAUX DE BA-10

Les arches ont été renforcées par l'adjonction de chaux hydraulique au mélange terre-eau et de traverses en bambous (méthode traditionnelle africaine). C'est cependant non sans émotion que nous avons décoffré l'arche surplombant le passage vers la cuisine, qui mesure 2 mètres de large !

La partie supérieure du mur est isolée en ouate de cellulose floquée à la main à l'aide d'un mélangeur à peinture et d'une poubelle... Les conduits de la ventilation VMC sont noyés dans ce matelas d'ouate de cellulose pour éviter les déperditions thermiques vers l'extérieur.

 

 

ISOLATION DES GAINES DE VMC AVEC DE L'OUATE DE CELLULOSE

 

2 :Chauffage solaire thermique, eau chaude sanitaire solaire:

But :

Chauffer la maison et l'eau chaude sanitaire grâce à l'énergie solaire et un poêle à granulés afin de rester neutre point de vue bilan carbone et réduire les couts de chauffage.

Cout :

1700 € : Ballon d'eau chaude combiné solaire.

600 € : Plomberie diverse : vannes, raccords...

450 € : 3 Circulateurs dont à 2 consommation « classe A ».

457 € : Plaques de verre feuilleté 4  mm d'épaisseur totalisant 10,5 m2 de panneau solaire.

355 € : 6 Tôles d'aluminium 2m2 de 2 mm d'épaisseur pour les capteurs.

200 € : Bois pour réaliser la structure du panneau.

100 € : Mastic, colle joints divers.

170 € : Membrane d'étanchéité EPDM pour faire la jonction entre le capteur et les tuiles de la toiture.

200 € : 60 m de cuivre recuit en couronnes, section 10/12 mm.

40 € : Colliers + vis écrous pour serrage du tuyau sur les plaques d'aluminium.

(Le cout du panneau solaire ainsi auto-construit se situe à entre 100 et 160 € / m2 selon les fournitures.)

Economie de 12 m2 de tuiles...

Temps passé :

40 heures pour fabriquer et fixer sur le toit le panneau solaire (2~4 personnes). 40 heures pour la plomberie liée au chauffage. 20 heures pour la plomberie eau chaude et eau froide réalisée en PER.

Mise en oeuvre :

J'ai entièrement imaginé le système, sans avoir reçu la moindre formation en plomberie... Le pari était osé !

Le système est à pression atmosphérique "vase d'expansion ouvert": Une couscoussière en inox, utilisé pour le solaire, limitant les risques liés à la pression et le surcout d'un vase d'expansion classique.

La chaudière est axée autour d'un ballon combiné bain marie de 500 litres, "Coibenda, modèle Kombi 500/230". L'accumulateur qui se trouve à l'intérieur (un ballon d'eau chaude sanitaire en "bain marie" de 230 litres) sert donc à l'approvisionnement et au chauffage de l'eau chaude sanitaire.

 

SCHEMA DU BALLON SOLAIRE COMBINE

Une isolation en mousse souple d'une épaisseur de 100 mm ainsi qu'une isolation du couvercle d'une épaisseur de 150 mm permettent une isolation optimale de la chaleur. Elle sera renforcée avant l'hiver 2014.

La grande masse d'eau contenue dans l'accumulateur extérieur (320 litres) fait office de tampon lorsque le soleil ne brille pas pendant plusieurs jours.

Le chargement de l'énergie solaire est effectué dans la partie inférieure de l'installation par un premier circuit. Un second circuit permet de chauffer l'eau grâce à un une source auxiliaire (poêle à pellets) en cas de manque de soleil. Dans ce cas le poêle doit fonctionner relativement longtemps pour réchauffer les ¾ de la masse d'eau, ce qui allonge sa durée de vie (pas de cycle marche arrêt répétés). Le poêle à pellet à été transformé en "poêle bouilleur" par l'ajout d'un serpentin réalisé à partir de 3,5 m de cuivre 12/14 cintré sur un cylindre d'un diamètre de 6,5 cm, des carrés de cuivre ont été soudé parallèlement à chaque serpentins pour porter la surface d'échange à 0,3 m2 (construction en cours : 20 décembre 2013).

 

SCHEMA DU SYSTEME DE CHAUFFAGE (DECEMBRE 2013)

Une résistance électrique dans le ballon permet un appoint supplémentaire en cas de défaillance des deux premiers systèmes (pas de soleil, plus de pellets!).

Le coeur du système est bien entendu le ballon de 500 L renfermant le ballon de 230 L baigné par le fluide calo porteur solaire.

De la, il y a des entrées / sorties pour chauffer le mur en pisé et le plancher chauffant de la salle de bain (via la pompe C) (les calories envoyées sont dosées via une vanne 3 voies motorisée).

Un circuit part (via la pompe B) vers le poêle transformé en bouilleur pour chauffer le ballon en cas de grisaille persistante.

Le dernier circuit part dans le panneau solaire (via la pompe A), le retour se fait dans le ballon drain back (vase d'expansion ouvert) qui stocke l'excédent d'eau lors de la dilatation de cette dernière (3% max) et lorsque le panneau solaire se vide dedans (arrêt de la pompe A).

Les purgeurs automatiques chassent l'air à la mise en route du système. Un sac d'air souple (sac à gravats) emprisonne l'air du ballon drain back pour éviter son enrichissement en oxygène et les odeurs de glycol lorsque l'eau monte fortement en température en été... Tel qu'il est, le système marche plutôt bien, il faut encore que je soigne l'isolation de certains organes (notamment le ballon drain back réalisé avec une couscoussière en inox) car les pertes en température sont importantes.

Contrairement aux installations classiques, la grande taille du panneau solaire (10,5 m), fait que l'énergie solaire est la principale source de chaleur pour recharger le ballon. Le poêle devenant une source secondaire sauf au plus profond de l'hiver !

Ainsi le ballon peu être rechargé en 7h de plein soleil (d'été) et ainsi profiter du moindre rayon de soleil hivernal pour récupérer de la chaleur. L'autonomie estimée dépasse les 65 %.

 

PLAN DE CONSTRUCTION DU PANNEAU SOLAIRE

6 tuyaux de 10 m de cuivre recuit de 10/12 sont déployés en serpentin sur une plaque d'aluminium. Ils sont ensuite reliés à deux collecteurs en cuivre écrouit de 28 mm de diamètre. L'arrivée et le départ de l'eau sont en opposition (haut gauche et bas droite sur le dessin) afin d'équilibrer les flux d'eau dans les circuits.

CEINTRAGE A LA MAIN DU CUIVRE

 

L'énorme avantage du cuivre recuit c'est qu'il ne requiert pas de cintreuse pour former les coudes. Il se plie à la main (attention à ne pas former d'angle droits, il faut commencer par faire des rayons de courbures importants que l'on réduira ensuite, sous pêne de pincer le tuyau.

INSTALLATION DU CAISSON SUR LE TOIT

Les plaques d'aluminium, forment la surface active et constituent la surface absorbante du panneau. Le tuyau est soit soudé (au cuivre ou à l'étain si la plaque est en cuivre), soit vissé à l'aide de demi-colliers de serrage (pour plomberie) sur cette dernière pour bien plaquer le tuyau... C'est cette méthode que j'ai retenue. Dans ce cas, il m'a fallut espacer les colliers de 15 cm maximum pour que le tuyau soit bien en contact et que le transfert de chaleur de la plaque vers le tuyau soit optimal.

LE PANNEAU UNE FOIS MONTE, RESTE ENCORE A ETANCHEIFIER LE POURTOUR

Performances :

Dès la fin aout 2012 par temps clair, il était possible de prendre des douches de midi à 19h30 en branchant directement le panneau solaires sur l'arrivée d'eau froide, le ballon d'eau chaude n'étant pas encore connecté.

Le samedi 8 septembre 2012, à 17 h, par une belle journée ensoleillée, j'effectue une mesure des performances du panneau: J'obtiens plus de 5 000 watts thermiques en production continue d'eau chaude. Dans la pratique, cela donne une eau provenant du réseau d'eau froide à 24 degrésC et ressortant du panneau solaire chauffée à 34 degrésC, à un débit de 8,25 litres par minutes. L'été la puissance devrait dépasser les 6 kW au réel. Début octobre, en laissant l'eau s'accumuler une demi-heure dans le panneau, celle ci sort du robinet autour de 85 degrésC.

L'eau chaude solaire alimente le lave-vaisselle pour réduire la facture énergétique.

Ce premier hiver depuis l'emménagement, je me rends compte que j'ai beaucoup de pertes thermiques dans l'installation car mes tuyaux ne sont pas convenablement isolés, ce sera à améliorer. En outre, les panneaux auraient put êtres davantage inclinés afin de bénéficier de plus d'apports solaire en hiver, mais le plan d'urbanisme local imposait une pente maximum de 30 degrés. 60 degrés aurait été bien mieux. Néanmoins par journée ensoleillée, en ce mois de décembre 2013, le système de chauffage profite bien de cet apport calorifique. Je pense également renforcer l'isolation du ballon d'eau chaude.

PERFORMANCES OBTENUES LE 16 JUILLET 2013

 

VUE DU BALLON COMBINE... ET DU CIRCUIT MUR CHAUFFANT

 

3 :Electricité, éclairage:

But :

La maison possède deux réseaux électriques et donc deux tableau électriques, l'un étant en 230V, l'autre étant en 12V (Très Basse Tension de Sécurité). On retrouve ce même type d'installation sur les bateaux, mais très rarement dans l'habitat (le CONSUEL, service chargé de valider l'installation électrique n'avais jamais vu ca). Et pourtant les avantages sont nombreux : Moins de rayonnements électromagnétiques, suppressions d'adaptateurs secteurs inutiles. Alimentation directe d'éclairages LEDs sans transformateurs, avec possibilité de domotisation de l'ensemble, de réaliser des variateurs... Sécurité électrique des personnes : On peu intervenir sur le circuit 12V sans risques, immunité aux pannes de courant si l'on ajoute des batteries, réduction de la consommation si ces batteries sont alimentées par des énergies renouvelables.

Cout :

500 € : 2 Tableaux électriques avec disjoncteurs (un 12V, un 230V).

700 € : Câbles électriques, gaines, ceux en 230V sont blindés.

300 € : Câbles TV, haut parleur (diffusion sonore), Ethernet.

500 € : Prises et interrupteurs.

120 € : Câbles et leds pour réaliser un plafond étoilé dans la salle.

60 € : Leds de 10W et rubans de LEDs de 25W pour l'éclairage.

 

Temps passé :

220 heures. (Conception, câblage de l'électricité, modification des luminaires pour accepter les LEDs en 12V).

Mise en oeuvre :

Le circuit 230V que l'on trouve dans toute maison classique assure l'alimentation des appareils électriques courant. Nous avons achetés des câbles électriques "écrantés" (blindés) afin de pouvoir limiter les rayonnements électromagnétiques de 50 Hz dans la maison.

QUELQUES UNES DES NOMBREUSES GAINES ELECTRIQUES ET DOMOTIQUES

Chaque circuit spécialisé (Lave linge, Lave vaisselle, Four, Froid, volets roulants, pompes du chauffage, plaques de cuisson) est analysé par la domotique afin d'en mesurer la consommation et l'utilisation de divers appareillage tout au long de l'année et fournir un diagramme "camembert" de la répartition de ces consommations.

La section domotique sera détaillée en chapitre 5.

20 m2 de panneaux solaires photovoltaïques (2960 Wc) ont été installés par une entreprise, pour assurer une production locale d'énergie, vendue à EDF. Depuis un peu moins de deux ans, 6200 kWh ont ainsi été produits. Notre consommation propre est d'environ la moitié de cette production.

Le circuit 12v est alimenté par deux batteries totalisant 105 Ah elles mêmes rechargées par deux panneaux solaires photovoltaïques de 100 et 130 W. Une éolienne prendra prochainement le relais en cas de manque de soleil. En cas de pénurie d'énergies douces, un chargeur de batterie piloté par la domotique prend automatiquement le relais.

 

 

Ce circuit alimente l'éclairage de la maison, réalisé exclusivement avec des LEDS blanches de puissances (10 W, sous-alimentées à 6 W pour un rendement et une longévité optimum). La domotique de la maison autorise divers effets lumineux comme la variation d'intensité lumineuse, ou la simulation de présence (alarme). Il a fallu adapter les éclairages existants vendus dans le commerce, à ces LEDs, alimentées via une résistance, en 12V.

 

 

UNE BOULE CHINOISE EQUIPEE DE 4 LEDS DE 10W

Pour l'ambiance nocturne, un plafond étoilé alimenté en 12V à été réalisé à l'aide de 200 LEDs 5 mm montés directement sur les plaques de plâtre constituant le plafond. Un petit circuit à base de microcontrôleur spécialisé se charge de recréer l'effet de scintillement aléatoire des étoiles, via 3 circuits indépendants !

    

REALISATION & MISE EN PLACE DU PLAFOND ETOILE

 

 

PLAFOND ETOILE EN FONCTION

Performances :

L'alimentation 12 V est également utilisé pour remplacer divers transformateurs de petits appareils : Box ADSL, téléphone sans fils, lampes de bureau / chevet (à LEDs), tablette tactile pour afficher les recettes de cuisines), robot-aspirateur, radioréveil, anciennement alimenté avec des piles et enfin la VMC double flux auto-construite. Tout cela contribue à réduire les déchets (moins de blocs d'alimentations) et les gaspillages d'énergie (un adaptateur secteur consomme en permanence quelques watts voir quelque dizaines de watts comme chaque box ADSL).

Le réseau 12V permet en outre de s'affranchir de la perte du téléphone en cas de panne de courant (box ADSL et téléphone sans fils) et d'assurer le bon fonctionnement de la pompe de relevage installée au sous-sol, à l'arrivée du puits canadien. En effet, lors des épisodes pluvieux, cette mini-cave subit des infiltrations d'eau. L'eau est bien entendue réinjectée dans la citerne d'eau de pluie !

Ainsi bon nombre d'appareils fonctionnant en 12V se trouve dans le commerce : Pompe, microondes, cafetières, etc.).

L'éclairage LEDs de la maison, culmine à 150 W de consommation pour 124m2 normalement éclairé...

 

4 :Ventilation, rafraichissement:

 

a) Auto-construction d'un puits Canadien/Provençal :

But :
Pour climatiser (en été) et aider à chauffer la maison (en hiver), en se servant de l'inertie thermique du sous-sol (A environ 2 m de profondeur).

Cout :

300 € pour l'achat de la gaine

800 € de terrassement (6 heures de pelle mécanique).

30 € de raccord en "T".

60 € de rehausse béton (puisard).

80 € de pompe de relevage 12 V à membrane.

0 € Ventilateur 12 V de récupération de PC (intégré à la VMC double flux).

0 € siphon d'évacuation réalisé avec des chutes de polystyrène et tuyaux en PER.

Temps passé :

10 heures + 16 heures pour creuser la mini-cave à la pelle et pioche ! La tranchée à été creusée par le maçon : 5 heures.

Mise en oeuvre :
le puits canadien Il est réalisé en gaine ICTA (grosse gaine d'électricité souple que l'on trouve dans les magasins de gros oeuvres) de 160 mm de diamètre et de 50m de long.

 

POSE DE LA GAINE ICTA, CONSTITUANT LE PUITS CANADIEN

Partant de la surface, au fond du terrain, et tout en suivant une pente douce, la gaine fait le tour de la maison et aboutit à 2 mètres de profondeur dans la mini-cave, pour assurer l'écoulement des condensats en été.

Performances :

Au cours de l'été 2013, la température extérieure (en entrée du puits) était de 32 degrésC, celle entrant dans la maison était descendue à 24 degrésC. Début novembre, la température extérieure au matin se situe autour de 13 degrésC, celle en sortie du puits reste stable à 17,1 degrésC. Cela dépasse mes espérances. Finalement installer un puits canadien dans une région tempérée comme l'est le pays Nantais semble pertinent ! Mi-décembre : température extérieure : 0 degrésC, en sortie du puits : 12,9 degrésC.

b) Auto-construction d'une VMC double-flux à contre courants :

But :
Pour compléter l'efficacité du puits, nous avons fabriqués une Ventilation Mécanique Contrôlée double flux à contre courants. Elle transfère en hiver, via un échangeur à plaques, la chaleur de l'air vicié (qui est évacué de la maison), à l'air neuf entrant dans la maison par le puits canadien.

Cout :

0 € pour les 30m2 "d'Aquilux" utilisés pour fabriquer l'échangeur à plaques constitué de panneaux publicitaires récupérés sur le parking d'une grande enseigne sportive (avec leur accord, en fin de campagne publicitaire).

0 € pour le système de ventilation composé de 8 ventilateurs 12 V de PC (gros serveurs) totalisant 120 W de puissance (si commandés à puissance maximale).

30 € fabrication de la carte électronique, reliée à la domotique de la maison pour asservir la vitesse des ventilateurs en fonction de la fréquentation des pièces (détecteurs de présence) et / ou du taux d'humidité de l'air. Les ventilateurs 12V de PC étant des moteurs autosynchrone auto protégés brushless, cela écarte tout risque d'incendies même en cas de grippage du moteur (cas fréquent de défaillance dans les VMC classiques).

20 € pour le clapet à ressort servant au by-pass en été.

60 € de colliers de fixations des gaines sur le boitier de la VMC (en noir ou blanc sur la photo.

60 € de grilles de VMC 1er prix.

150 € de gaines PVC souples pour acheminer et extraire l'air des différentes pièces de la maison.

20 € de colle et visseries.

0 € de panneaux de polycarbonate de récupération pour réaliser le coffret.

Temps passé :

45 heures. (Conception, réalisation, programmation carte électronique).

Mise en oeuvre :

Comme le montre la photo, une caisse isolée contient un assemblage de plaques "d'Aquilux"(environ 90) assemblées en sandwich. Chaque tronçon central "d'Aquilux" comporte à chaque extrémité un triangle fait du même matériel, afin de canaliser les flux d'air, qui passent ainsi à contre courant. L'air passe dans un sens dans les couches paires et dans l'autre sens dans les couches impaires (voir flèches noires). Aux extrémités de chaque bouche, plusieurs ventilateurs pilotés par une carte électronique module le flux d'air entrant et sortant dans chaque pièce de la maison.

En été, un by-pass composé d'un clapet à ressort piloté par un moteur pas à pas (contrôlé par l'électronique) court-circuite l'échangeur à plaques pour éviter de surchauffer la maison !

VMC DOUBLE FLUX A CONTRE COURANT REALISE AVEC DES MATERIAUX RECUPERES

 

Performances :

Au delà des performances attendues avec une VMC double flux à contre courants (rendement supérieur à 80 %), et boostée par le puits canadien, notre version fonctionne sur le réseau 12V et est donc alimentée au maximum par les énergies renouvelables. De plus comme vu plus haut, le risque d'incendie est très limité. Enfin, la commande individuelle (par pièces) de la vitesse des ventilateurs en fonction de l'humidité ou de l'occupation des pièces permet de diminuer la consommation et de réduire le coût d'achat de bouches VMC hygroréglables modèle A ou B vendues 40 € l'unité ou plus).

En effet, les systèmes hautes performances vendus actuellement hygroréglables modèle A ou B norme 2013-2014) consistent à ouvrir plus ou moins les entrées/sorties d'air en fonction de l'humidité ou de l'occupation des pièces. Il est plus judicieux de moduler la vitesse (et donc la consommation électrique) de plusieurs petits ventilateurs : 1 par pièce.

La VMC double flux classique ne comporte que 2 ventilateurs 230V : 1 seul en admission, 1 seul en extraction.

 

DETAIL DE L'ECHANGEUR REALISE EN PANNEAUX « D'AQUILUX »

 

Domotique:

But :
Le système domotique de la maison, que j'ai baptisé "Home Sweet Home" est auto-construit. Il se veut différent des systèmes domotiques commercialisés, en mettant l'accent sur plusieurs points clefs, manquant aux systèmes actuels :

Prix faible.
Simplicité extrême d'utilisation (écran tactiles, icones).
Rusticité du système (fiabilité, simplicité).
Consommation propre très faible, inférieure à 10 W pour 10 modules.
Gestion de l'énergie (veilles, monitorat des consommations électriques, du bon fonctionnement de certain systèmes...) et plus particulièrement les énergies renouvelables "produites" par la maison (panneaux solaires, batteries 12V, cuve d'eau de pluie...).

A cela s'ajoute les fonctionnalités que l'on retrouve sur tout système domotique haut de gamme :

Télécommandable par téléphone.
Alarme anti-intrusion / incendie / inondation avec transmetteur téléphonique.
Simulateur de présence aléatoire.
Commande d'éclairages, variateur de lumières.
Télécommandes centralisées et automatismes d'éclairages et prises électriques.
Délesteur.
Synthèse vocale.
Diffusion sonore (musique, informations...) dans chaque pièce de la maison depuis plusieurs sources.
Arrosage automatique.
Affichage d'une base de données de films DVD en stock.

Cout :

50 € de composants électroniques par module (X 10).

10 € de composants annexes par module (X 10) (relais, boitier plastique...).

100 € de câblages divers.

Temps passé :

170 heures. (Conception, réalisation, programmation).

Mise en oeuvre :

Le Chaque pièce est équipée d'une carte électronique articulée autour de microcontrôleurs PIC 18F252 et 18F452 et munie d'un écran couleur tactile de 320 X 240 pixels.

 

    

LOGO D'ACCUEUIL - AFFICHAGE PRINCIPAL

 

 

      

MENU DE PARAMETRAGE (ECLAIRAGE) - COMMANDE DES VOLETS

 

AFFICHAGE DE L'ETAT DES DETECTEURS

 

TEST D'UN DES MODULE DOMOTIQUE

 

VUE DES 10 MODULES DOMOTIQUES : UN PAR PIECE.

Les modules sont reliés entre eux par un bus filaire RS-485. Une liaison radio est envisageable mais non mise en œuvre ici, la construction étant neuve !

Les prises de courant sont commandées par des relais, l'éclairage 12V, les électrovannes de l'arrosage sont commandées par des transistors MOSFEET.

Une carte SD stocke les images utilisées par le micro système d'exploitation (il reste minimaliste !).

La suite prévue est une gestion des énergies douce et de la batterie : Surveillance capacité batterie (comptage des ampères-heures fournis et récupérés), régulateur pour la future éolienne, etc.

 

Performances :

Sans objet.

 

Gestion de l'eau de pluie:

L'installation faite par une société d'une cuve à eau de pluie de 4000 L pour alimenter le lave-linge, le jardin et les WC. Un surpresseur assure la mise en pression de cette eau. En cas de manque d'eau, une électrovanne pilotée par le système domotique rempliera partiellement la cuve avec de l'eau de la ville.

Cout :

5500 € De matériel et installation. (Non détaillé car pas auto construit).

Temps passé :

Quelques heures pour monitorer les consommations d'eau et les réserves disponibles grâce à la domotique

Mise en oeuvre :

Cuve en béton enterrée derrière la maison. Pompe surpresseur de 600 W débitant 4000 L heure.

Performances :

Econome d'environ 40 % sur la facture d'eau et des ressources d'eau potables (WC jardin, lave linge). WC sans aucune trace de calcaire !

 



   
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